NUMERO 1.

Edito :

Le magazine A2R est bel est bien lancé, avec ce premier trimestriel officiel que nous mettons en ligne aujourd'hui. Nous avons dans ce numéro voulu explorer les potentialités du web 2.0, en revenant sur l'histoire de cette révolution éclair, et bien entendu en mettant en lumière des artistes qui font le web 2.0 d'aujourd'hui. Mais le virtuel n'est pas tout, et A2R s'est également déplacé dans des lieux bien réels au cœur de la création artistique contemporaine, atypique, surprenante, poétique… Car ce sont dans ces lieux en marge de l'institution culturelle gérée par les politiques, ou dans ces communautés de blogueurs passionnés, que les talents se révèlent à présent. En explorant ces communautés, virtuelles ou réelles, on comprend que les artistes se sont affranchis du marché de l'art, se sont libérés des institutions pour devenir autonomes à la fois sur le plan de la création  et sur celui de la communication.
En prenant possession de lieux à la marge, friches industrielles, anciens abattoirs, les squatteurs d'hier sont devenus les artistes incontournables d'aujourd'hui.

Mais gare aux effets secondaires, car la récupération de ces lieux par les institutions est une menace constante, en témoigne la pétition qui circule actuellement à propos des frigos de Paris : Non à un nouveau 104 ! Quant aux artistes ayant investit la toile, ceux là peuvent compter sur leur communauté virtuelle pour propager leurs sons ou leurs images, et les soutenir lors de l'organisation d'événements, festivals, concerts, expos… Toujours de manière indépendante et libre, ce qui a son importance dans des pays où le spectre de la dictature rode toujours. Alors n'hésitez pas à venir grossir le rang de ces navigateurs éclairés, qui font la force des artistes de l'ère numérique, en consultant ce premier numéro.
 

LES ITINERRANCES DES POISSONS ROUGE.

Valence, ville de passage aux portes du sud, mérite tout de même qu'on aille voir un peu plus loin que sa gare. Le festival d'art contemporain « Les itinerrances des poissons rouges » est une occasion rêvée pour découvrir à travers plusieurs lieux iconoclastes les artistes, jeunes ou confirmés, qui constituent la nouvelle garde culturelle, aussi bien en musique qu'en art plastique. A2R a assisté pour vous au vernissage, point de départ des festivités, lancé dans une ancienne école primaire. Les artistes ont envahi l'espace, chacun à leur manière, et le résultat est saisissant. Le travail de Jean Paul Meiser, d'une apparente simplicité, permet de révéler une autre facette de nos emballages du quotidien. En les mettant à plat, et en imprimant leur empreinte en noir sur fond blanc, il nous offre une vision très graphique de nos déchets. Arnaud Jarsaillon, avec son portrait tronqué qui prend tout un mur et semble nous apostropher, sait susciter un effet de surprise et presque de malaise, au beau milieu des œuvres brutes de Guillaume Legrand qui accentuent encore l'impression de déshumanisation de l'ensemble.
 

 

Encore dans une autre salle, Damien Louche-Pelissier prend possession de l'espace avec ses soldats-insectes, fusion du plastique et du végétal.  Son travail minutieux, à la limite de la maniaquerie, est d'une poésie détonante dans un environnement dominé par le graf de Rémi Assezat, alias Suspect, et la sculpture de Jérôme Lapier qui nous emmènent dans un univers post apocalyptique.
Enfin, pour clore ce petit tour d'horizon, nécessairement incomplet, arrêtons-nous un instant sur la Plastikcity de Samuel Rousseau, petit monde absurde qui reflète assez bien notre société tombée sur la tête : une maquette de cité taillée dans des bidons en plastique prend vie grâce à la projection d'une vidéo mettant en scène de petites silhouettes noires très affairées à entrer, sortir de cette drôle d'architecture.

 
 

Soklak Elgato.

Soklak Elgato est un artiste Montreuillois aux multiples étiquettes : graffeur, MC, peintre et photographe, se définissant lui-même comme ‘chat de gouttière à ces heures perdues’. Lors d’une interview accordée à  CANALSTREET.TV il présente sa première exposition personnelle dans un lieu alternatif, le collectif OXIII. Un collectif dont l’action a commencé autour de ‘la réquisition’ de l’immeuble du  13, rue d'Enghien. Pas étonnant que Sokolak Elgato se retrouve dans cet espace, lui dont l’univers s’articule autour des arts urbains. Il revient aussi sur l'intitulé de l'exposition : « S**k me I'm Underground ». Il s'agit d'un clin d'œil aux artistes underground qui refusent de passer par les circuits médiatiques habituels, préférant garder leur liberté.
 

© SOKLAK ELGATO.
La peinture de Soklak s'inspire du paysage urbain, elle s'y déploie et lui rend hommage. Plusieurs œuvres appartenant à la série Accumulation sont composées de noms de villes ou des lieux d'une ville, commeWorldwide ou Paris. Mais Soklak n'utilise pas seulement la bombe à peinture, mais aussi l'acrylique et le fusain, inventant ainsi sa propre technique et sa griffe. La série Calligraphie est la meilleure illustration de cette technique mixte.
 

 

Le premier album de Soklak Elgato, 1977, a vu le jour en 2006, il a été unanimement salué par la critique. Nous retrouvons dans la musique d'Elgato la même griffe urbaine que dans sa peinture. Sa musique soulève des thèmes qui interpellent la jeunesse citadine.

© SOKLAK ELGATO.
Soklak Elgato sur Facebook.
Soklak Elgato sur Bandcamp.

Second Life,

dix ans après.

S.L fêtera bientôt ses dix ans. C'est l'occasion pour A2R de revenir pour vous sur une success story qui arrive actuellement en fin de parcours, au point qu'aucune équipe de campagne n'a jugé nécessaire d'investir cet univers virtuel, ce qui contraste avec l'effervescence qu'a connu la plate forme en 2007. Nous tenterons de comprendre cette perte d'engouement du public à travers l'étude d'articles de presse et des articles issus de la blogosphère.  Il est vrai que 2007 peut être considéré comme l'année la plus faste pour Second Life et pour Liden Lab, société créatrice de S.L : articles de presse, événements culturels, et des millions de dollars échangés chaque jour sur Second Life. Les marques constatant le potentiel de ce marché se sont vite positionnées, entrainant l'apparition d'un nouveau genre d'entrepreneurs et de travailleurs.  

 

Second Life a été créé par Linden Lab. Il s'agit d'une société privée basée à San Francisco et fondée en 1999. Les membres de l'équipe qui a conçu S.L ont précédemment travaillé dans les principales compagnies de divertissement telles qu'Electronic Arts, Disney, THQ, Acclaim, Hasbro, et Mattel. Mais Liden Lab tourne autours d'un personnage central, son PDG. Nous vous proposons de découvrir Second Life à travers le regard de son créateur, à partir d'un entretien qu'il accorda en 2007 au magazine Enjeux.

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Dans un entretien accordé au magazine Enjeux, Philip Rosendal, entrepreneur et créateur de S.L, affirme que son objectif n'est pas de changer le monde en apportant des innovations technologiques. Il explique au journaliste qu'il est mu par un désir de proposer une simulation de la vie réelle qui permet de communiquer et de créer. Selon Philip Rosendal les avatars disposent d'ailes qui leur permettent de voyager d'une "île" à l'autre, chaque îlot correspondant à une parcelle de terrain : «  C'est un peu comme si nous avions découvert une planète avec une force de gravité moindre, accessible à n'importe qui via internet »[1].

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Nous pouvons définir Second Life comme une simulation sociétale virtuelle, permettant de vivre une "seconde vie" sous forme d'un avatar dans un univers co-crée par les joueurs. C'est un monde en 3D entièrement pensé, construit et possédé par ses résidents. Depuis son lancement en 2003, l'engouement pour Second Life n'a fait qu'augmenter pour atteindre des sommets de popularité : en 2007 on comptait  plus de 9 millions de résidents dans ce monde artificiel. Second Life n'est pas un jeu mais un espace d'échanges qui tend à être aussi varié que la vie réelle. C'est un espace où s'expriment les engagements sociaux et politiques de manière libre et internationale. Les débats, expositions, conférences, formations, recrutements, concerts, mariages sont des événements courants sur Second Life. Les entreprises considèrent cet espace comme un nouveau marché, les sociologues comme un laboratoire, les scientifiques comme une nouvelle tribune. Le marché soutient actuellement des millions de dollars de transactions mensuelles.
 
 

2005
Des fans du groupe U2 organisent un concert virtuel sur Second Life.
2006
IBM organise une partie de son événement InnovationJam sur S.L.
 
Un groupement d'universités américaine le NMC ouvre un centre de formation virtuel.
2007
Le tournois de tennis Autralian Open fût rejoué simultanément sur S.L.
 
La sérémonie des Oscars est transmise en direct sur Hollywood Island.
 
Princeton University ouvre un campus virtuel sur S.L.
   

 

 

 

 

Revenons à l’origine de la révolution S.L : ses atouts. Tout a commencé par le web 2.0. Le terme web 2.0 fut inventé en août 2004, lors d’un Brainstorming entre Dale Dougherty de O’Reilly Media et Graig Celine de Media Live. Le Web 2.0 est une réponse à une nécessité économique : repenser la relation entre le client et l’entreprise. Un changement de ‘Business Model’ fut à l’origine de cette innovation. La difficulté du web 2.0 réside dans le fait qu’il ne s’agit pas d’un standard. Techniquement parlant, il est simple de dire si une page web est XML ou HTML. Mais concrètement le Web 2.0 est une série de principes qui repense l’utilisation de technologies existantes. Google Adsens (2003) c’était le Web 2.0 avant l’heure. Wikipedia, les blogs, Facebook et Second Life sont considérés comme faisant partie du Web 2.0. Communautés et identités virtuelles sont les répercutions apparentes du Web 2.0.
Sur l'ile de Sony les fans peuvent se rencontrer, gagner des places et parfois, s'ils ont de la chance assister à des avant première.

 

Web 2.0 et ‘Consom’acteur’ sont des termes ‘vastes’. Ils correspondent plus à une série de comportements et de conventions. Certains pensent que ce terme est né de l’acceptation que, dans notre monde post 11/09, la consommation devient une forme de contestation. Si les citoyens ne consomment pas, le pays ne survit pas, une forme de chantage. Tous deux, le terme Web 2.0 et celui de ‘Consom’acteur’, sont nés suite à un changement économique. Ce dernier correspond à l’évolution de nos sociétés vers une tendance à une ‘consommation responsable’, ce qui  représente aussi une évolution de l’Homo Economicus.

 

[1]: Enjeux Hors-série Décembre 2007, p15.
[2]: Inventons le Marketing collaboratif ». Marketing Magazine N°116 octobre 2007, page 27.
[3]: Ibid.
[4]: Ibid.

 

 

Le Web 2.0, un standard technologique, est à l’origine de la figure du ‘Consom’acteur’. Ce constat nous replace dans le débat sur les rapports entre la technologie et l’œuvre d’art. Une innovation marketing est à l’origine du changement de statut du consommateur-internaute du Web 1.0. ‘Marketing Collaboratif’ et ‘Dialogue’sont les termes de cette innovation. Cette conception du marketing cherche à réduire la distance entre le consommateur et l’entreprise, en incitant le consommateur à devenir acteur de sa consommation.
AvaStar est un magazine People crée par l'agence Mooda. Ce magazine parait exclusivement dans S.L et traite des mêmes sujets que ses homologues réels : actualité, mode,…

 

 

 

« Le citoyen donne au produit son véritable sens »[2] : Avant de nous intéresser au changement de statut du consommateur - qui devient citoyen - intéressons nous aux raisons qui ont conduit à cette innovation. Selon l'article, 43% des produits lancés en Europe sont un échec dans les 12 mois qui suivent le lancement. Pour François Laurent, cet échec est lié en premier lieu à une erreur méthodologique.

En effet, les populations types qui répondent aux enquêtes ne sont pas représentatives. La deuxième raison de cette innovation est d'ordre sociétale : l'obligation marketing de lancer de nouveaux produits. Ces deux raisons ont poussé les directeurs marketing à repenser la position du consommateur qui devient un citoyen acteur de sa consommation. Il est à noter que l'emploi du terme citoyen est étonnant dans le contexte du marketing. Un citoyen est une cible mais il est généralement cité dans un contexte social, en temps qu'électeur.
En 2007, Roland Garros en association avec IBM partenaire du tournoi depuis 22 ans, ont investi Second Life. L'île numéro 7 abrite une pâle copie de la réalité, « Question de droit et d'image ».
 
 

 

 

 

 

 

« Il s’agit d’être à l’écoute du consommateur »[3].
« Chaque fois qu’ils en ont la possibilité les citoyens détournent, transforment, affinent les produits et les services qui leurs sont proposés et surtout leur donnent leur véritables sens »[4]. Ce ‘Consom’acteur’ est-il un citoyen ? S’il en est un, quel est son rôle au sein de la communauté ? La question de la communauté est au centre du Web 2.0, en témoignent les différents blogs et sites communautaires. François Laurent prend l’exemple de Ciao et il s’interroge sur le domaine d’action du ‘Consom’acteur’.
[5]: Libération, 18 octobre 2006, p21.  
[6]: « La deuxième vie de Chris Marker ». Les Inrockuptible N°657, 22 avril 2008.

Adam Reuter est un avatar crée par un journaliste de l'agence Reuter, l'article intitulé : « Moi Adam Reuters, journaliste dans Second Life »[5], revient sur  l'expérience d'un vrai journaliste comme reporter spécial dans S.L. Cet article nous démontre l'intérêt porté par les médias à cet univers et nous permet d'aborder cette plateforme à partir du point de vue d'un reporter.
Le succès de Second Life fut tel que nous avons assisté à l’émergence de nombreux ‘S.L Like’. Nous avons sélectionné pour vous quelques tentatives qui, pour la plus part a échoué. HiPiHi World (page..), NovoKing, uWord et Jenova Chen (en haut).
 

hipihi50022 from qixin1106 on Vimeo.
Il revient sur les raisons qui l'ont poussé à tenter l'expérience. Devant l'intérêt des medias et des agences qui affirment qu'il faut suivre le public, son agence pousse l'expérience plus loin et suit ses lecteurs même s'ils ont décidé de quitter la R.L pour S.L. En effet l'agence a ouvert en octobre 2006 un bureau virtuel sur S.L, Adam Pasik fût nommé comme correspondant permanent dans S.L. Ce dernier affirme que pour lui il n'y a pas de différence entre le métier de journaliste dans R.L et dans S.L. Il va même plus loin en affirmant qu'il compte employer les mêmes méthodes de travail et qu'il effectuera un vrai travail de terrain en allant à la rencontre des avatars ainsi que des différents acteurs présents sur la plateforme.
 
Sommaire.

Les artistes, à l’image de Chris Marker[6], se sont aussi intéressés à Second Life. L’artiste alors âgé de 87 ans, a organisé une exposition simultanée sur Second Life et au musée du design à Zurich en juin 2008. L’article intitulé « La deuxième vie de Chris Marker », revient sur l’entretien accordé aux Inrock dans Second Life. L’artiste revient sur les origines de son « addiction »  à S.L, il retrouve le monde du livre ‘L’invention de Morel d’Adolf Bioy Cassares. Il retrouve en S.L l’onirisme et la porosité entre le réel et le virtuel. Il rejoint ainsi l’avis des personnes interrogées sur l’influence de S.L sur R.L. Il n’a jamais eu de « préoccupation artistique », mais il se considère comme un bricoleur et pour lui S.L c’est le super-bricolage.
L'un des signes qui démontre le plus le fait que l'année 2007 fût l'apogée de S.L, mais aussi que 2012 fut celle du déclin, est la présence des partis politiques majeurs sur Second life en 2007 et leur absence totale en 2012. En effet, lors de la campagne présidentielle de 2007 tous les candidats avaient leurs îles sur Second Life, par contre en 2012 aucun candidat n'a jugé utile de disposer d'un espace sur cette plateforme. Les hommes politiques et leurs partis ont investit les réseaux sociaux, le web 2.0, se conformant ainsi aux tendances de leurs cibles, les citoyens électeurs.

Peut être que S.L en particulier et le web 3.0 étaient en avance sur leur temps et que la technologie a devancé les utilisateurs qui restent fidèles aux blogs et aux réseaux sociaux, spécificités du Web 2.0. Le printemps arabe et le rôle joué par ces réseaux ont marqué l'apogée du Web 2.0 et ont confirmé la citoyenneté virtuelle. Nous sommes en droit de penser cependant que cette apogée signe aussi le proche déclin de ces médias, le rendez-vous boursier manqué de Facebook nous conforte dans cette idée.

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Sur l'ile Nissan les avatars, après avoir participé à une chasse au trésor dont le but est de trouver un code d'activation, sont invités à essayer la Sentra sur un circuit aménagé.
Dell invitent les utilisateurs à visiter le musée de l'ordinateur. Par la suite ils peuvent, s'ils le désirent, aller dans l'usine virtuelle et monter leur propre ordinateur ou bien l'acheter en ligne. Une initiative intéressante qui allie visite ludique et marketing.
 
Sommaire.

La Friche Belle de mai.

Les 48h chrono de la Belle de Mai, marathon intense explorant de nombreuses voies artistiques, sont une occasion rêvée pour découvrir ce lieu atypique de Marseille : la Friche de la Belle de Mai. Cette immense friche industrielle a été fondée il y a 20 ans par Philippe Foulquié, un acteur majeur de la vie culturelle marseillaise, également directeur du théâtre Massalia. Actuellement gérée par Patrick Bouchain, un architecte spécialisée dans la réhabilitation de lieux industriels en espaces culturels, la friche est aujourd'hui en pleine métamorphose. Les visiteurs peuvent déambuler au cœur de cet immense chantier, passant d'une installation à une autre parmi les échafaudages et les gravats. Un petit air de déjà vu, pour qui aura assisté à l'inauguration du nouveau palais de Tokyo !

 

Mais après tout le chantier est peut être une nouvelle manière de symboliser le foisonnement intellectuel et artistique de lieux qui se veulent à la pointe de la vie artistique contemporaine, en perpétuel mouvement et donc en perpétuelle remise en question de ce qu'est une œuvre, un artiste, un espace culturel. La Friche c'est avant tout un lieu de rencontre et de mixité.
Durant ces 48h chrono les publics se croisent et se partagent l'espace : les familles arpentent les lieux la journée, participant à une séance de taï chi, à des ateliers de création architecturale ou de light painting pour les enfants, ou encore à un bal des bébés organisé le dimanche matin pour une pause tout en douceur. Le soir, autour du bar-restaurant, c'est la transition entre le public flâneur de la journée et les noctambules, venus pour un bal de tango argentin, un concert, ou des séances de vidéos expérimentales. A toute heure du jour et de la nuit il y en a pour tous les goûts, toutes les expériences sont possibles : atelier croissant à 6h du matin, initiation graffiti l'après-midi, ou encore concert d'expérimentation sonore en fin de journée. Parmi ce foisonnement d'installations, Art2Rives en a choisi quelques unes, particulièrement saisissantes, qui explorent le temps et l'espace de manière tout à fait inédite.
 

 

SNAPSHOT.
SNAPSHOT est un événement composé de deux installations distinctes, Crash Box et The Last Swallow.  L'installation Crash Box participe aussi au Printemps de l'Art.
THE LAST SWALLOW.
C'est une entrée en matière poétique et presque hypnotique que nous propose gethan&myles, deux artistes anglo-irlandais en résidence d'artiste à Marseille. Dans une pièce étroite et plongée dans le noir, un mobile est éclairé à l'aide d'un projecteur. On ne perçoit tout d'abord que des formes, fragiles, comme des gouttes suspendues, faisant fi de la gravité. Puis en s'approchant, on se rend compte qu'il s'agit en fait de cocons, qui abritent des papillons en train d'éclore. Certains, plus précoces que d'autres sont déjà sortis de leur abri et se préparent à prendre leur envol. D'autres n'ont qu'une patte qui s'agite hors de leur habitat. D'autres encore sont déjà loin, hors de la pièce, à quelques mètres de là. C'est bien sur une réflexion sur le temps que les artistes nous invitent à partager tous ensemble. 

Mais c'est aussi un moment de communion où tous, nous sommes suspendus, en arrêt devant cette lente éclosion de l'œuvre. C'est enfin une réflexion sur la place de l'artiste au sein de sa création : en effet les papillons sont l'œuvre, mais sont aussi les acteurs d'une performance et des artistes eux même puisque leurs sécrétions au cours de ces 48h chrono s'étalent sur une toile blanche, qui sera ensuite récupérée par le duo gethan&myles pour en faire une nouvelle œuvre. C'est également ce principe de continuité qui donne toute sa force à l'installation, nous permettant de comprendre que toute œuvre est en fait le prémisse d'une nouvelle œuvre, qui inspirera à son tour un nouvel acte de création, et ce, indéfiniment.
 

CRASH BOX.
Il s'agit de la deuxième installation qui composent l'événement SNAPSHOT. L'installation Crash Box participe aussi au Printemps de l'Art.

Zinc, un producteur.

Cet organisme joue le rôle d'un producteur qui aide et accompagne les artistes numériques. Zinc est aussi un lieu dédié à l'art numérique et au multimédia, qui coordonne des réseaux de professionnels liés à l'art et à l'économie numérique à Marseille, en région et en méditerranée. Plusieurs ateliers travaillent en collaboration avec La Friche en général et avec le Zinc en particulier, à l'image de ANIMANET, « un programme culturel d'échange et de coopération en méditerranée ». Le site web de ce programme a été conçu comme une plateforme d'échange pour ceux qui souhaitent réaliser des projets culturels numériques. Ce projet est né à l'initiative de l'Espace Culture Multimédia de la Friche la Belle de Mai qui a mis en place en février 2003 à Alexandrie un atelier d'échanges et de formations pour les projets culturels multimédia. Un autre projet, Mare Nostrum, a vu le jour dans le sillage de cet échange.

 

Mare Nostrum est un web cartoon interactif et bilingue français arabe, réalisé entre des enfants d'Arles et d'Alexandrie, âgés de 11 à 14 ans pendant l'année scolaire 2006-07.
SIMSTIM.
SIMSTIM est une œuvre en deux temps. L'utilisateur est confronté en premier lieu à un dispositif immersif. Il entre dans une pièce éclairée par des néons diffusant de la lumière noire puis est invité à s'allonger dans un hamac. Une fois installé, il revêt un casque disposant d'écrans et d'écouteurs, il est ainsi totalement isolé du monde extérieur. Une étrange balade commence : l'utilisateur revit la promenade d'autres personnes. Une promenade un peu spéciale cependant, puisque chaque personne est équipée d'un casque altérant sa perception de la réalité. L’expérience esthétique vécue par les personnes qui se promènent dans la ville prend forme grâce à un dispositif et à un programme informatique qui défini des zones dans la ville déformant ainsi la vision et la perception sonore, en jouant sur les couleurs, les formes, etc.

 

 

A titre d’exemple il est assez troublant d’assister à la visite d’une cathédrale par l’un des promeneurs, dont la vision modifiée fait du lieu une boite de nuit seventies aux couleurs pop, ce qui le désacralise totalement. SIMSTIM est donc une œuvre en deux temps, car elle est composée d’une double expérience, celle des personnes qui ont parcouru la ville et celles qui revivent allongées cette expérience. SIMSTIM interroge la conception de l’œuvre numérique d’Edmond Couchot. Le chercheur définit deux pôles de l’œuvre numérique, l’œuvre-amont développée programmatiquement par l’auteur-amont (le concepteur) et l’œuvre-aval qui se construit grâce à l’expérience du ‘spect-acteur’. SIMSTIM n’obéit pas à cette définition, cette installation introduit un maillon en plus, une autre œuvre-aval.

 

TANGENTE VIDEO.
Enregistrement de sons et d'images, une sorte de bidouillage numérique qui crée une fiction du réel. Ce projet est né à l'initiative du créateur sonore Christophe Modica qui propose de mettre en place une fiction collective qui prend naissance dans la vie, la ville, le quartier.
Ces œuvres, SIMSIM et Tangente vidéo, sont produites par le Zinc.

FRESQUE A L'ŒUVRE.
Une fresque performance réalisée par les membres de l'association Board Spirit Marseille durant les 48 H chronos.
 

TANGO.
On dance beaucoup aux 48 h Chronos, plusieurs concerts étaient au programme de cette manifestation  dont celui du groupe argentin Otros Aires.

CONCERT PERFORMANCE.
Une proposition de eRikm et Co_Opérative.

Sommaire.

ATELIER.
Les 48 h chrono sont aussi l’occasion de participer à des ateliers, ce qui introduit un côté ludique et interactif à cette manifestation, à l’image du Chantier Créatif, où les visiteurs sont invités à reconstruire des bâtiments de leurs villes et par la suite ils sont peuvent prolonger l’expérience en participant à un atelier de prise de vue.

Portraits.

Les frères Feddini.

Le Dub est un genre inexploité en Tunisie.  Paradoxalement, la musique électronique est en train d'envahir la scène musicale depuis un bon bout de temps. Nous avons donc fait appel au premier groupe Dub du pays pour nous éclairer sur le sujet. Ce groupe est composé des deux compères, les frères Fiddini Radhouan  (28ans) et Riadh (21ans), le premier est chanteur et graphiste et le frère cadet est quant à lui dans la recherche  musicale et étudiant dans l'école préparatoire aux études d'ingénieurs de Tunis.

 

- Comment Dub Mel Kabba a vu le jour ?
- Radhouan : A l'âge de 11 ans, j'avais déjà commencé à écrire. Il y avait peu d'évènements culturels à l'époque et je n'étais entouré que par les gars de mon quartier qui rappaient. A l'âge de 20 ans j'ai été incarcéré pendant un an à cause d'un joint ; mon seul crime était entre autre d'essayer de trouver l'inspiration et voir le monde sous un jour meilleur. Atterri là-bas je m'étais senti projeté dans une autre dimension, j'étais coupé de tout ; pendant l'année supposée être la plus belle de ma vie. Heureusement que j'avais l'opportunité d'écrire, dès lors mes textes furent inspirés de mon vécu, je n'étais pas très cultivé donc les paroles étaient crus sous une forme brut. Lorsque je suis sorti j'ai retrouvé mon petit frère Riadh qui avait commencé à apprendre à composer dès l'âge de 13 ans. C'était la première fois qu'on possédait un ordinateur donc on a commencé à le décortiquer pour en sortir de nouvelles choses. Une fois revenu au monde des « vivants » (on aurait dit qu'une décennie s'était écoulée) j'ai trouvé de nouveaux genres et groupes, reggae, ragga, gnawa…etc.  J'ai chanté avec eux un bon moment avant de retourner vers mon frère qui avait commencé à trouver son style et c'est là qu'on a décidé de trouver un son qui nous unit.

- Riadh : La première fois où j'avais acheté un PC j'ai fait quelques essais sur frooty loops, mon intention n'était pas de faire de la musique au début. Avant j'écoutais du rap et du métal je suivais les tendances quoi ! Mais je voulais faire du dub, du vrai. Lorsque j'ai commencé  à faire de petites compositions Radhouan me guidait et n'arrêtait pas de me féliciter alors que j'avais l'impression que ce n'était pas grand-chose. Notre vraie première expérience était lors de la « tente estivale de l'expression et de l'image » à Hammam Laghzez où j'étais le seul gosse (15ans).
- Pourquoi Dub Mel Kabba ?

 

Dub Mel Kabba on Myspace.
Voir aussi la page de Focus, Listen, Fly(ركز ، أسمع ، طير). 
Voir aussi la page de Underground Source Records.

 

- Radhouan : Un soir, j'étais en train de gribouiller une esquisse de graffiti et c'est là que Dub mel Kabba (notre logo) était né, c'est devenu le nom du groupe par la suite en 2007.
- Riadh: Pour moi cette appellation n'est pas relative à la dimension « gangster » du quartier  c'est plus une culture qu'autre chose on a vécu toute notre vie là-bas et on doit beaucoup de choses à la Kabaria* qui nous a appris à vivre et à survivre. Il est de mon avis qu'on devrait comprendre son environnement et entourage avant de commencer de parler au nom de toute la Tunisie. D'ailleurs notre premier album Zaweli (littéralement pauvre) ne signifie pas être pauvre tout court c'est plus un mode de vie qu'autre chose.
-Vous avez récemment joué en Espagne, c'était en quelle occasion? Et quel effet cela vous a-t-il fait ?
- Radhouan : c'était le 29 mars lors de l'évènement Dub conscious, nous étions les invités d'honneur avec Nyahbingi DUB et Critical HI-FI ce fut du délire. C'était aussi un coup du destin que l'évènement porte ce nom car notre nouvel album s'appelle aussi waây (conscience en arabe).

- Riadh : Personnellement je n'ai pas vraiment été impressionné par les groupes qui ont joué, ce n'est pas comme si on avait joué à Londres même si on a découvert une autre ambiance, mais j'ai par contre été englouti par la qualité du son, c'était la première fois que j'utilisais du vrai « son » ce fut l'extase.

- Qu'avez-vous à dire à propos de votre nouvel album ?
- Riadh : Notre premier album Zaweli ciblait un public précis alors que waay (conscience) se veut ouvert sur un auditoire plus large. On voulait parler du paradoxe de la conscience car on nous dit qu'il faut être conscient de ce qui nous entoure, bon et après ? Lorsqu'on voit ce qui se passe en Tunisie en quoi ça nous avance d'être conscient, on est fait comme des rats et on souffre encore plus. Je ne dis pas que le contraire est meilleur mais je donne un exemple celui de Labib, une campagne pour la sauvegarde de l'environnement et un projet qui a couté un million de dinars tunisiens, est-ce que ça a rendu la Tunisie plus propre
- Qu'est-ce que vous pensez de la scène électronique tunisienne ?
- Riadh : Trop de mix, presque pas de live et du dubstep rien que du dubstep. Il y a certainement des personnes qui composent autre chose mais ne se produisent pas mais ceux qu'on écoute lors des concerts n'innovent pas vraiment. Moi je suis tunisien pourquoi ne pas alors exploiter notre patrimoine, imaginez un morceau de dub où on écouterait la mélodie de la gasba (un genre de flûte).

Il n'y a pas d'interaction de la musique qu'on fait en Tunisie avec l'environnement comme les sons de la rue. La musique électronique ne se définit pas seulement en un pc et un bureau c'est plus la recherche du son qui nous fait vibrer que la mélodie en elle-même. Car la notion même de l'expérimental c'est le fait de reproduire ce son qui a fait tilt dans notre tête. Donc l'objectif de Dub mel Kabba est de toucher tout le monde par son son car le terrain est vierge en Tunisie sur ce plan-là.
- Quels sont vos futurs projets ?
- Riadh : Une baignade dès que je finis de passer les examens  (rires).
- Radhouan : et plus concrètement nous attendons la bonne opportunité pour sortir notre nouvel album qu'on est en train de fignoler.
[*]Kabaria : délégation située à la banlieue sud de Tunis. Réputée pour être un quartier chaud mais vaut beaucoup plus que cette simple étiquette mal acquise.
Rym A.
 

Barbaroots chanté by Haydar Hamdi.

La musique alternative en Tunisie a commencé depuis peu de temps à être connue du grand public mais reste toujours cloitrée dans un cercle restreint. Les concerts ne sont pas monnaie courante faute de moyens, d'espace ou simplement d'intérêt de la part du ministère de la culture. Récemment on assiste à quelques tentatives pour faire connaître la musique alternative afin qu'elle arrache une place sur la scène musicale tunisienne. Haydar Hamdi le chanteur et guitariste de Barbaroots a eu l'amabilité de nous parler de son expérience à lui et à son groupe.
A2R- Comment a eu lieu la naissance de Barbaroots ?
 
 

- En décembre 2009, on a tous organisé un hommage à Assma Fenni décédée la même année. Elle était la présidente de la fédération tunisienne des ciné-clubs et la marraine d'un bon nombre de jeunes musiciens dont les membres du groupe.Le groupe n'était pas encore formé, c'est juste que le hasard a voulu qu'on monte ensemble sur scène ce jour-là. On a fait un petit jam avec Chiheb ben Lakhel (Guitare Leader) Wissem Ziadi (violon) et Malek Ben Halim "Paco" (Percussion), à la base c'était juste ça. Du coup il y a eu une sorte de feeling intense lorsqu'on a joué ensemble, on a tripé comme des malades. A ce moment-là ces derniers venaient de rentrer de Belgique et m'ont proposé de les rejoindre et de fonder un groupe. On n'a pas arrêté de répéter depuis, pendant six mois pour mieux nous connaître sur le plan musical. Dès lors quelques amis musiciens tels que Tareq Maaroufi (Batterie), Slim Abida (Basse) et Amine Nouri (batterie et percussion) nous rejoignent sur scène pour enrichir cette fusion. Notre premier vrai concert a eu lieu à la maison de culture Bir Lahjar, il y avait une bonne énergie qui se dégageait, dès lors nous avons décidé d'avoir une entité sonore et un son propre à nous.
 

- Vous faites partie de l'un des rares groupes à être monté autant de fois sur scène ces dernières années.
- Effectivement et pas qu'à Tunis. On a joué en off au festival international de Carthage, Nabeul (cap bon de la Tunisie) et Monastir (Sahel) entre autres. Mais si on multipliait les concerts c'était principalement pour la recherche du son qui nous représentait. Nous avons visionné de nombreuses fois les vidéos de nos spectacles pour relever les points à travailler. Un rythme africain à base de tambours et l'influence berbère de notre patrimoine - d'où le nom Barabaroots d'ailleurs - est l'essence de notre musique. On a essayé de fusionner le tout pour obtenir ce mélange. Le but premier est certes l'expérimentation  mais on voulait qu'on nous reconnaisse en nous écoutant, j'imagine que c'est un des objectifs primordiaux de tout musicien.

 

 

-J'ai su qu'on pourra prochainement avoir l'opportunité d'écouter votre premier album.
- On a passé trois ans sur un seul album, on peut nous traiter de perfectionniste mais c'est parce qu'il s'agit de réflexions qui veulent englober la vision du tunisien par rapport à son pays et à son monde. En fait on essaye plus d'écrire tout un mouvement qu'un album. Pendant ces trois années beaucoup de choses se sont passées et pas seulement au niveau de la situation politique du pays. Nous voulons  réfléchir à la manière de réussir à faire la musique qu'on veut tout en respectant les gens qui nous écoutent. D'ailleurs on va financer l'album avec l'argent que nous allons gagner grâce aux concerts de cet été pour qu'on puisse le mettre en téléchargement gratuit sur internet. Tout le monde l'a déjà dit maintes fois mais je le répète encore l'artiste est comme un porte-parole c'est de son devoir de faire de la bonne musique, ce n'est pas parce que tu as l'occasion de monter sur scène que tu te permets de faire de la merde (excusez le mot).
- En parlant d'auto-financement, vous pensez qu'on donne sa chance à l'artiste comme on n'arrête pas de le dire ici et là ?

- Il est peu probable de trouver de jeunes musiciens qui peuvent se permettre de ne faire que de la musique à longueur de journée. Pendant les cinq dernières années la plus longue durée de vie d'un groupe a été de sept mois. C'est difficile d'avoir le souffle pour continuer dans des conditions pas souvent agréables, tout le monde pète un câble à cause de la frustration. Par ailleurs les sociétés de productions n'ont pas encore commencé à exploiter le domaine de la musique ce que je trouve aberrant.
- D'après ce que j'ai remarqué vous n'accordez pas d'interviews ni à la télé ni à la radio.
- On a eu plusieurs propositions pour des entretiens sur des plateaux de télé mais on a refusé car on perçoit les médias comme un ennemi et cela n'a pas vraiment changé après la « révolution » comme ils veulent le faire croire ici et en dehors de la Tunisie. Nous on essaye de faire notre musique  en minimisant les dégâts, c'est pour cela qu'on met à la disposition des gens notre album gratuitement, on ne va pas s'amuser à diffuser notre clip sur la chaîne Nessama par exemple.

Le domaine artistique est noble mais on n'a pas arrêté de le souiller en Tunisie. Le pays doit être secouru d'urgence sur le plan artistique. L'univers artistique est le dernier souci du gouvernement pour qu'il pousse les gens à se tourner vers les médias qui les manipulent en leur remplissant la tête de sornettes et tuant ainsi toute forme de sensibilisation à l'art. L'honnêteté artistique est celle qui peut sauver un artiste et son art. On s'y met corps et âme pour présenter aux gens un produit consistant.
- Donc pour récapituler, quels sont vos projets pour cet été 2012 :

- Fin juillet on aura bouclé l'album et entre temps nous avons trois concerts programmés durant le mois de juin, un à la fête de la musique à el Karraka, un lors de la première session du festival de la musique alternative arabe, une initiative remarquable et la première du genre lancée par Mohamed Ben Saïd et Chérifa Jaïbi.
Rym A.
 

Tendances.

Les Frigos de Paris.

Les portes ouvertes des Frigos de Paris est une manifestation annuelle durant laquelle le public est invité à visiter les ateliers des artistes résidents.

 

Collectif Albert.

Le Collectif Albert  est  collectif pluridisciplinaire, rassemblant 5 artistes permanents autour de l'idée d'une culture engagée et graphique.

Liste des artistes :

Betty Meissonnier /Alison Vieuxmaire/La Marquiz/Le vêtement poème/ÔleZ'Arts.

Isabel Bertelot.
Isabelle Bertelot est une peintre parisienne installée aux frigos. Son travail est marqué par une attention particulière portée aux pigments. Voir aussi le blog d'Isabel Bertelot.

 

 

 

Ubransaxvirual.com.

Ce collectif vous propose de vivre un concert virtuel accessible en immersion directe sur le site.
 
 

François Schnepp.

 

Itinérances Photographiques.

Itinérance photographique est un collectif composé de 5 artistes.

 

Zacha Schwarz.

Sacha est un artiste peintre né à Paris et travaille aux Frigos.

Printemps de l'art à Marseille.

Est une manifestation annuelle qui se déroule dans la ville de Marseille, une bonne occasion pour tater le poul de la scène artistique marseillaise.
Plusieurs lieux et divers institutions se mettent aux couleurs du printemps de l'art et contribuent à créer une effervessance dans la ville. Du cours Julien au musée de la mode sur la Cannebière, le visiteur est invité à découvrir Marseille à travers ses artistes et ses lieux artistiques. Cette manifestation s'est déroulée au même moment que les 48 h chronos de La Friche, plusieurs artistes ont donc exposé des œuvres pour ces deux manifestations culturelles à la fois. Nous avons sélectionné pour vous des lieux et des artistes qui ont participé à cet événement.
 

 

 

 

 

 

Atelier de visu.

Artiste :

Mathieu Pernot.
Les migrants est un projet né en 2009, une photo parue dans un  magazine d'aide aux migrants est à l'origine de ce projet. 

Leila Brett.
Jean-Jacques Dumont.

© Jean-Jaques Dumont.
Vincent Ganivet.
A déjà participé à l'exposition Dynasty.
Anne-Valérie Gasac.
A participé aussi au 48 h chrono de ‘La Friche’.

 

Grand terrains.

Une performance qui commence par des corps nus transportés dans la rue et débouche sur une chorégraphie mêlant corps et argile. Une performance où les participants, tout en assistant à une conférence se voient passer des récipients contenant des animaux vivants : des cigales dans des boîtes en plastique, ou encore des sacs transparents contenant un ou plusieurs poissons.

La Triennale.

Lors du précédent numéro nous vous avons promis de revenir sur Intense proximité. Pour nous l'importance de cette exposition est double, en effet après Dynasty, et plus encore après ces grands travaux, la Triennale est un véritable test pour le Palais de Tokyo. Pour le spectateur c'est avant tout le moyen de découvrir les artistes en vogue.
© Photo : André Morin.

Dix ans après son inauguration, l’année 2012 sera une année charnière pour le Palais de Tokyo. Des travaux titanesques et une nouvelle manifestation culturelle à réinventer sont au programme de ce musée hors norme. Ces deux tâches incombent à Jean de Loisy. Les nouveaux locaux du Palais de Tokyo ont été inaugurés en grande pompe durant 48 h où le Palais est resté ouvert au public non stop. Il est vrai que l’intérêt de ce lieu culturel réside dans le fait que chaque président peut le modeler à son image d’entrée de jeu. Dans une interview accordée au magazine ‘L’officiel de l’Art’, Jean de Loisy revient sur son projet, ses ambitions et sa philosophie. Le premier défi auquel il aura à faire face est la gestion des nouveaux espaces, surtout que certains d’entre eux vont êtres confiés aux artistes. Ce défi s’accompagne d’une volonté affichée du président du Palais de Tokyo de privilégier les artistes jeunes ou peu connus, prolongeant ainsi la politique de Frédéric Mitterrand et celle de l’exposition Dynasty (voir notre numéro précédent).
 

Intense Proximité from L'instantané films on Vimeo.
Cet agrandissement s'accompagne d'une volonté de faire sortir le Palais de son site et de renforcer la collaboration avec des partenaires parisiens et nationaux, une recette déjà expérimentée lors de l'exposition Dynasty co-organisée avec le MAM. En effet la triennale se déroule en plusieurs lieux culturels parisiens.
 

A l'instar du Printemps de l'Art, cette manifestation nous propose de découvrir de nouveaux artistes tout en participant à la vie culturelle parisienne. Interrogé sur la forme qu'il souhaite donner à ses ambitions, Jean de Loisy répond : « […] La deuxième chose c'est l'intensité, il faut que les artistes aient la possibilité de créer une intensité, c'est-à-dire qu'ils deviennent eux-mêmes opérateurs d'une partie des programmes ». Cette première édition de la Triennale s'intitule Intense Proximité, promesse d'une proximité intense entre les artistes et leur public.

Art2rives Magazine N°1
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Art2rives Magazine Hors-série N°1
 

 

 

©Barbaroots.

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