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Krux, un passage‐clef dans la scène électro tunisienne

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La scène électronique (entendez musique électronique) tunisienne ne cesse de s’étendre depuis quelques années et les évènements qui lui sont dédiés brassent de plus en plus de monde.
Les tunisiens affectionnent les gros sons, les boucles répétitives, les basses saturées à vous faire éclater les tympans, les sons acides qui vous chatouillent le conduit auditif ; les tunisiens se mettent à avoir l’oreille « électronifiée ».
Etant des fans invétérés d’instruments (classiques, non‐synthétisés), d’orchestration et de voix de divas, les tunisiens ont du mal à saisir cette musique agressive, qui se sert de cartes son pour défier les octaves et de gros Sound‐ systèmes extravagants pour imposer des rythmes exaltés et une ambiance lourdement introspective. Mais cette musique, les tunisiens l’aiment.
C’est dans cette espèce de « soupe primitive » de synthétiseurs et de compositions complexes que baignent les acteurs d’une nouvelle ère musicale.

La musique se démocratise : plus besoin de studios ou de diplômes pour en faire. Le dictat du luth est fini. La musique électronique tunisienne lamine son étiquette « savante » et se popularise.

 

‐A2R: Et les artistes qui t’ont amené à te lancer là‐dedans, avec qui t’est venu le déclic?
‐Krux: Là où je me suis dit que j’avais envie de faire ca, c’était à une époque pendant laquelle j’écoutais beaucoup Autechre. Pour moi c’était juste impressionnant.
‐A2R: Ok, donc Auterche c'est‐à‐dire plus orienté vers l'ambiance, le ressenti et l’expérimentation des sons que le dancefloor?
‐KRUX: Carrément ! Même maintenant j’ai beaucoup de mal avec le dancefloor.
‐A2R: Ayant débuté par la production et l’expérimentation, quelle a été ton évolution pour en arriver aux dj sets dubsteps qui sont franchement plus dancefloor ?
‐Krux: Je n’ai pas vraiment ressenti l’évolution: pour moi c’était juste naturel.
Après quelques années (quand même) à écouter de l’Electronica mais pas que ça, du rock aussi, beaucoup, c’était naturel d’aller vers autre chose. Et le dubstep était en train d’exploser. Je me rappelle: j’en ai entendu parler la première fois sur Tracks l’émission télé de Arte. Il y avait un reportage sur le dubstep. Le premier album que j’avais écouté était kode9 & The SPACEAPE "Memories of the future", ca m’avait retourné et du coup je me suis lancé dedans petit à petit. Mais le vrai choc c’était Burial. Ce qui est bien avec le dubstep c’est que ca vient de tout: de la Techno de l’Electro du Hip hop et bien sur du Dub ce qui donne des sons complètement différents a chaque fois et agréables à manier, c’est ce qui m’avait attiré.

 

‐A2R: Et les artistes qui t’ont amené à te lancer là‐dedans, avec qui t’est venu le déclic?
‐Krux: Là où je me suis dit que j’avais envie de faire ca, c’était à une époque pendant laquelle j’écoutais beaucoup Autechre. Pour moi c’était juste impressionnant.
‐A2R: Ok, donc Auterche c'est‐à‐dire plus orienté vers l'ambiance, le ressenti et l’expérimentation des sons que le dancefloor?
‐KRUX: Carrément ! Même maintenant j’ai beaucoup de mal avec le dancefloor.
‐A2R: Ayant débuté par la production et l’expérimentation, quelle a été ton évolution pour en arriver aux dj sets dubsteps qui sont franchement plus dancefloor ?
‐Krux: Je n’ai pas vraiment ressenti l’évolution: pour moi c’était juste naturel.
Après quelques années (quand même) à écouter de l’Electronica mais pas que ça, du rock aussi, beaucoup, c’était naturel d’aller vers autre chose. Et le dubstep était en train d’exploser. Je me rappelle: j’en ai entendu parler la première fois sur Tracks l’émission télé de Arte. Il y avait un reportage sur le dubstep. Le premier album que j’avais écouté était kode9 & The SPACEAPE "Memories of the future", ca m’avait retourné et du coup je me suis lancé dedans petit à petit. Mais le vrai choc c’était Burial.

 

Ce qui est bien avec le dubstep c'est que ca vient de tout: de la Techno de l'Electro du Hip hop et bien sur du Dub ce qui donne des sons complètement différents a chaque fois et agréables à manier, c'est ce qui m'avait attiré.Ce qui est bien avec le dubstep c’est que ca vient de tout: de la Techno de l’Electro du Hip hop et bien sur du Dub ce qui donne des sons complètement différents a chaque fois et agréables à manier, c’est ce qui m’avait attiré.
‐A2R: Le passage du Live au dj set? Tu te sens plus dans le « show »?
‐Krux: Pas forcément, moi‐même j’adorais aller dans des concerts électro pour écouter, pour ressentir mais moins pour danser. Le dubstep c’est pareil, t’es pas obligé d’être dancefloor encore moins lors d’un live. Et puis le dubstep, à la base, n’est pas une musique pour danser mais pour méditer. Maintenant le live, la production, prend énormément de temps et d’énergie, ce qui n’est pas évident quand tu as les études à coté - Krux étudie l’Anglais à temps plein- l’envie est là mais c’est plus lent à concrétiser.

 

‐A2R: World Full Of Bass, qu’est ce que c’est ?
‐Krux: On s’est lancé dans WFOB avec deux amis musiciens: Shinigami san et Ogra Aie thoum. C’est un évènement dédié à la musique de basse dusbtep, drum’n’bass, dub, techno et live visuals. Cela a rencontré tellement de succès
qu’on en est à notre cinquième édition. On a invité beaucoup d’artistes tunisiens à jouer avec nous et ça a toujours bien marché.
‐A2R: Comment vois‐tu l’échange avec d’autres pays ? Avec toutes ces coopérations et ces fonds d’échange qui ne cessent de se créer est‐ce normal qu’il y ait aussi peu d’artistes tunisiens qui jouent en Europe ou autre et vice versa ?
‐Krux: Ah, c’est un grand débat… Je pense que ce serait génial si on y arrivait un jour, on pourrait commencer par des échanges avec des pays proches comme le Maroc (le Maroc a une grande scène de musique électronique et une plateforme qui ne cesse de s’étendre aux autres pays) ou la France... Mais il faut d’abord être plus nombreux et faire du très bon boulot parce qu’en France par exemple ce n’est pas les talents qui manquent et pour que l’on puisse être « intéressants » il faudrait qu’on ait notre mot à dire ce qui ne saurait ‐bien entendu‐ se mettre en place que grâce à la qualité d’un set ou d’un live. En tout cas personnellement j’aimerais bien découvrir d’autres scènes à travers le monde.

 

Mais pour l’instant je me concentre sur ce que je fais ici et on verra par la suite.
‐A2R: Tes influences absolues ?
‐Krux: Radiohead, Massive Attack , Auterche , Burial, flying Lotus…
‐A2R: Ce qu’il y a de plus difficile quand tu joues ?
‐Krux: J’ai beaucoup de mal avec la Techno: j’adore ça mais à chaque fois que j’en jouais j’arrêtais au bout de vingt minutes et je passais à autre chose. C’est très difficile d’être en phase avec le public en jouant de la techno.

‐A2R: le portrait A2R maintenant: Si tu étais un track
‐Krux: Rawww de Sigha
‐A2R: Un album
‐Krux: Amnesiac de Radiohead
‐A2R : Si tu devais faire un duo, avec qui ce serait ?
‐Krux: Brokenchord
‐A2R: Si tu étais un instrument
‐Krux: Une batterie
‐A2R: Une bête de scène
‐Krux: Tricky
‐A2R: Un film
‐Krux: The fountain (Darren aronofsky)
‐A2R: Un livre:
‐Krux: Long Day’s journey in the night de Eugene O’Neill.

 

‐A2R: Une époque.
‐Krux: début 70’s: ca devait être marrant le passage de la télé en couleur.
‐A2R: Si tu devais donner une appellation à ta musique.

‐Krux: Ghoststep, ce n’est pas spécialement ma musique mais j’aime bien cette appellation.
Mise à jour le Dimanche, 22 Janvier 2012 22:54  

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